Lucie Robitaille
Graphiste de formation, Lucie Robitaille entamera ce métier auprès de sa sœur Hélène Robitaille, une des premières directrices de casting à Montréal. Elle fonde plus tard sa propre agence.
Lucie est une battante, s’attaquant à une grande variété de projets tant pour le cinéma que pour la télévision. Elle collabore avec les grands réalisateurs québécois tels que Charles Binamé, Léa Pool, Denys Arcand, Jean Beaudin et combien d’autres.
Elle participe tout autant à des créations en langue anglaise. On retrouve son nom dans la distribution de films tels que I’m not there – Human Trafficking - The Mummy 3 – mais aussi dans Catch me if you can et Terminal du grand Steven Spielberg sans oublier sa collaboration dans le film de Scorsese The Aviator !
Lucie a été l’instigatrice de belles carrières de comédiens car elle a su reconnaître et oser proposer de nouveaux talents jusqu’alors inconnus. Pensons à Luis Oliva dans Tag ou à Karine Vanasse dans Emporte-moi. Une autre de ses grandes forces en tant que directrice de casting aura été de faire connaître plusieurs comédiens canadiens et québécois à l’étranger.
En 1996, l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision lui décernait le Gémeaux du Prix Spécial pour l’ensemble de son travail.
Elle travaille présentement à la distribution des longs métrages Dédé à travers les brumes de Jean-Philippe Duval chez Max Films, Grande ourse de Patrice Sauvé chez Point de Mire et Les grandes chaleurs de Sophie Laurin chez Christal Films. Elle poursuit aussi la distribution de la série télévisée Les hauts et les bas de Sophie Paquin chez Sphère Média.
Quelques mots de ceux qui la connaissent...
Depuis 1990 j’ai fait tous mes films avec Lucie Robitaille. C’est une collaboratrice precieuse et devouee avec laquelle je m’entends parfaitement. Elle m’a fait connaitre des comediennes et comediens de talent et elle est surement responsable en partie du succes qu’ont connu certains de mes films. J’ai hate en fait de recommencer un nouveau film pour avoir le plaisir de la retrouver.
Denys Arcand
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J’ai connu Lucie lors du casting de mon premier film de fiction, il y a maintenant 20 ans. Ce fut une rencontre déterminante car nous nous sommes mutuellement distribué les rôles d’amies. Depuis, elle a fait presque tous les castings des productions sur lesquelles j’ai travaillé et c’est toujours un immense plaisir de se retrouver pour partager nos impressions.
Faire le casting d’un film ou d’une série représente beaucoup plus que distribuer des rôles car on aura beau avoir la meilleure histoire, si on se trompe dans le choix des comédiens on rate la cible dès le départ. C’est un moment de grande intensité et Lucie sait, comme pas une, être à l’écoute du réalisateur, de ses goûts, de son regard, de sa sensibilité, autant que des acteurs. Avec elle je me sens à la fois protégée et sous observation. Elle travaille avec et pour moi.
Le calme avec lequel Lucie officie m’a toujours impressionnée car elle affronte tous les jours un stress extrême : stress des acteurs qui, pour la plupart, détestent auditionner, stress des réalisateurs qui hésitent, tergiversent, jouent leur film, stress des agents qui poussent, questionnent, stress des échéanciers , pressions des assistants réalisateurs et des producteurs.
Lucie reçoit chez elle ; attentive, discrète, organisée, elle arrive à nous communiquer sa confiance et à négocier, avec délicatesse et tact, avec toutes les exigences que présente l’aventure du casting. Sa réputation et ses compétences ont même dépassé les frontières et des productions internationales font souvent appel à ses services.
Mais Lucie sait tenir avec brio bien d’autres rôles. C’est une mère qui a communiqué à ses enfants sa passion pour le cinéma ; le milieu cinématographique lui doit ainsi un monteur, une assistante réalisatrice et un assistant au casting. Elle ferait aussi une excellente agent de voyage car elle a bourlingué dans tous les coins de la planète. C’est aussi une amoureuse fidèle qui vit avec le même homme depuis de nombreuses années mais je crois que le rôle qui la fait le plus craquer est celui de grand-mère, un rôle pour lequel elle semble taillée sur mesure malgré qu’elle soit un peu jeune pour le tenir. Un rôle très prenant qui vole parfois trop la vedette à celui d’amie.
Alors, pour retrouver la complicité, les rires, les coups de cœur, je nous souhaite d’autres distributions à composer ensemble.
Johanne Prégent
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